STAGE A AILEFROIDE 7 AU 10 JUILLET 2021

J3: l’arête des cinéastes © Cédric Tardieu

Jour 1

Le départ fut tôt. Très tôt. Nous avons eu la joie de monter dans un minibus convivial de 9 places où nous avons tous (ou presque) sommeillé durant le trajet (je ne saurais même pas dire combien de temps il a duré). Après avoir rejoint les guides, Ludovic et Cédric nous sommes allés grimper sur une voie type terrain d’aventure, les cordées étaient de deux, en réversible et une de trois. Nous avons posé des coinceurs, friends et sangles. Puis, nous sommes redescendus et nous nous sommes dirigés au camping, à Ailefroide. Là, nous avons choisi un très joli emplacement. Nous y avons rapidement monté les tentes (à l’exception de Malo et Noé qui ont eu quelques contretemps avec leur tente), car la pluie ne tardait à arriver. Ensuite, certains d’entre nous sommes allés au magasin louer chaussures de montagne, crampons et un piolet. Le pluie est arrivée et nous avons mangé sous une bâche. Le riz fut brûlé mais qu’importe, le repas fut délicieux, merci Elouan et Mathilde 🙂

Jour 2

Le réveil fut tôt, très tôt. Vers 6 :30, nous émergeons de notre sommeil, un sommeil qui ne fut pas perturbés par la météo agréablement douce de la nuit. Chargés de nos lourds sacs à dos, nous rejoignons à nouveau les guides qui nous attendent au bord de la route. Ils nous affirment que nous n’aurons pas besoin de chaussons d’escalade pour la grande voie. Nous partons donc et marchons au bord de la rivière, enjambant des arbres pour finalement arriver au pied de la voie. C’est une dalle… avec des coulures d’eau. Cédric et Ludovic trouvent donc un endroit plus loin où grimper pour retrouver la voie. Nous partons par cordée de quatre, avec les guides (en potence). Finalement, la voie s’avère plus difficile que prévue et nous continuons à grimper ainsi. Par souciance ou oubli, certaines personnes avaient gardés leurs chaussons d’escalade au fond de leurs sacs. Les longueurs suivantes ont donc été plus simple avec des chaussons.

Arrivés en haut de la voie, la pluie est arrivée. Nous avons fait des anneaux et sommes partis en corde tendue, à deux. Puis, sous la pluie, nous avons rejoint le refuge du glacier blanc. Le repas servis à 18h était délicieux, surtout la soupe. La nuit était tranquille, perturbés pour certains par le doux ronflements des dormeurs du refuge.

Jour 3

Le réveil fut vraiment très très tôt. Le petit déjeuner était en effet à 5 heures ! Les sacs prêts la veille et les binômes également décidés la veille, nous avons entamé la marche d’approche. Elle était plutôt tranquille au début. Mais, la partie difficile débuta à marcher sur des cailloux d’éboulements (j’ai oublié le nom). La pente raide, le piolet fut nécessaire. Ludovic expliquait bien où passer pour ne pas glisser. Malheureusement, une personne dont nous tairons le nom s’est retrouvé derrière le groupe, seule, sans indications, perdue. Elle arriva une bonne demi-heure après le groupe, qui bénéficia d’une joyeuse pause. Le début se fut en corde tendue car l’escalade était facile ou c’était de la marche. Arrivée sur l’arête des Cinéastes, la vue était magnifique. Variant les longueurs, les passages en corde tendue, posant des béquets, coinceurs et friends, tout se passait bien. Nous arrivâmes à une longueur plus difficile que prévue. Un 6a à priori. Mais la difficulté fut augmentée par le poids du sac et les chaussures de montagnes. Finalement, tout le monde s’en est sorti. Après des rappels, nous descendons précautionneusement sur des pierres instables puis dans la neige (finalement, pas besoin de crampons). Arrivée au refuge, il est environ 17 heures, nous sommes au retard par rapport aux prévisions des guides. Nous entamons rapidement la redescente au camping, succédant les guides partis plus tôt. Nous côtoyons les marmottes et l’épuisement. Arrivés au camping (enfin) nous mangeons du quinoa qui fut appréciés par la totalité du groupe sans exception. Après un débat agité sur le programme du lendemain, nous décidons unanimement de faire du bloc pour le dernier jour.

Jour 4

Réveil en douceur et balade champêtre pour rejoindre les blocs. Ce fut une belle matinée de bloc même si nos mains ont bien soufferts à la fin. Nous repartons en minibus laissant derrière nous Mathilde et Elouan motivés comme jamais.

Philomène.

J1 : sur l’éperon Bouchier © Ludovic Erard

Compte rendu de la sortie du 26 juin aux arêtes du Gerbier

© Simon Destombes

Le rendez-vous est donné à 6h30 à Villard de Lans. Certains ont préféré dormir à l’Abri de la Fauge, un peu plus haut sur le chemin, pour s’épargner d’un lever à 5h. Une fois l’équipe au complet, nous partons pour une bonne heure de marche d’approche jusqu’au pieds des voies qui nous permettrons de rejoindre les arêtes.

Une fois arrivés au pied de la falaise, nous faisons les cordées et décidons lesquelles iront dans quelle voie et avec qui. Deux cordées (Mathilde, Sharlène et Elouan, Thibaud) partiront dans le pilier Martin avec Simon et Lise tandis-ce que deux autres (Malo, Noé et Philomène, Juliette) iront dans la voie Gilles Ravanel Product, sur le pilier des Marmottes accompagnés par Cédric et Margaux, accompagnatrice volontaire. Chacun part dans sa voie, globalement bien équipée et les deux équipes se rejoignent un peu après sur l’arête pour une pause pique-nique.

Après avoir mangé, tout le groupe part, encordé par deux, le long des arrêtes du Gerbier. De nombreux parapentes et planeurs nous survolerons pendant notre progression. Quelques centaines de mètres après avoir passé le point culminant des arêtes, nous tirons un rappel d’une quinzaine de mètres pour retrouver le chemin. Il nous reste encore une bonne marche pour retourner jusqu’au parking où nous nous quittons après cette belle journée ensoleillée.

Merci à Lise, Cédric, Simon et Margaux pour l’encadrement

Thibaud

sortie grande voie du 8 mai… équipe 2 a pRESLES

Le samedi 8 Mai une partie de l’équipe était à Presles avec pour objectif de faire des grandes voies.

Phase 1: Révision de manips de grandes voies avec Bernard et Sébastien au gîte entre Ciel et Pierre (tenu par Bernard).

Phase 2: Formation des cordées: 4 au total: 2 cordées dans deux voies différentes Cosmos et Désirée.

La cordée Héloïse et Sébastien ainsi que la cordée Thibaud et Elouan iront dans Cosmos. La cordée Bernard et Mathilde ainsi que la cordée Aliénor et Sharlène iront dans Désirée.

Cosmos est une voie de 6 longueurs, Désirée une voie de 5 longueurs avec 2 rappels.

Phase 3: Marche d’approche: 15 min pour Cosmos et 40 min pour Désirée

Phase 4: Rappel pour les grimpeurs de Désirée et grimpe pour les grimpeurs de Cosmos

Phase 5: Grimpe pour Désirée

Phase 6: Retour au gîte

Ce fût une superbe journée! Merci aux organisateurs!

Mathilde.

sortie grande voie du 8 mai… équipe 1 a pont en royans

Samedi 8 mai nous nous sommes rendus à Méaudre pour faire une grande voie. Mais sur le parking, Lise et Simon Destombes, notre guide du jour nous attendaient avec une mauvaise nouvelle : la route est sous la neige et la falaise est détrempée… Heureusement, il y avait un plan B : Pont-en-Royans ! nous avons donc repris la voiture pour rejoindre un nouveau parking où nous nous sommes équipés sous le soleil matinal. Nous avons ensuite rejoint le pied de la falaise où Malo nous a montré la manip pour faire un relai. Cet exercice était une révision pour la plupart d’entre nous mais une découverte pour d’autres…


Malo en pleine démonstration… © Simon Destombes

Une fois cet entraînement fini, nous sommes allés au pied de notre voie : Qui veut des godiveaux, et nous nous sommes répartis en trois cordées : Malo et Simon partaient en premiers, suivis par Noé et Philomène puis par Juliette, Lise et moi-même. Les cinq longueurs furent assez faciles : les deux premières avaient pour cotations 5b et 5c, la troisième, la plus dure : 6a et les deux dernières longueurs étaient dans le 4.

© Simon Destombes
© Simon Destombes

La sortie s’est déroulée dans une très bonne humeur, tout le monde était motivé et avait le sourire (surtout Noé qui n’a pas arrêté de parler😊). Le seul moment stressant de la sortie fut la chute d’une pierre sur mon poignet (il va beaucoup mieux maintenant) …

Tout le long de la montée, nous avions une superbe vue sur les falaises de Presles. Une fois arrivés au sommet, nous sommes redescendus par un petit sentier assez raide puis nous sommes tous allés pique-niquer chez Simon, toujours avec notre sourire et notre bonne humeur !!!

Eloïse.



Philomène et un superbe paysage… © Simon Destombes

Equipe Jeunes, Presles, Festival 27/03/21

Le samedi 27 Mars, l’équipe jeunes FFME Isère a profité d’un jour de beau ciel bleu à Presles.

Le samedi 27 mars, nous nous sommes retrouvés pour la troisième fois de l’année, accompagnés par Simon Destombes pour aller grimper au secteur Festival de Presles.

Pour beaucoup d’entre nous, ce fut la reprise de l’escalade après une longue période à cause de l’hiver et des gymnases fermés.

La journée commence par une marche d’approche d’environ 25min dans un temps qui ne donne pas vraiment envie de grimper mais une fois arrivé au pieds des voies, le soleil nous rejoint. Nous nous (r)échauffons dans des voies faciles histoire de se re-familiariser avec le caillou !

La falaise fait environ 30m, c’est du calcaire magnifiquement sculpté par l’eau et pas encore patiné !

La journée passe à grande vitesse, le groupe s’éparpille sur tout le secteur pour trouver des voies qui nous conviennent. Peu de personnes ont réussi leurs projets (qui allaient jusqu’au 7c !), c’est fortement compréhensible après plus de 2 mois sans grimper pour certains, mais on s’est quand même bien amusés.

Le groupe est reparti le sourire aux lèvres et des photos plein l’appareil de Simon !  

Thibaud

Elouan en plein dévers !
Thibaud et Malo a fond !

23 janvier 2021: découverte de la Cascade de glace

Le samedi 23 janvier nous sommes allés grimper sur une cascade de glace. C’était la deuxième sortie de l’année.

Nous avons commencé en faisant une marche d’approche dans la neige où on à équipé les crampons. Une fois arrivé les guides sont partis installer les voies en passant par le haut. Nous nous sommes échauffés sur le bas de la cascade. Il a fait plutôt froid et la grimpe changeait de d’habitude.
Nous avons eu également beaucoup de neige mais on s’en est sorti.
Tout le monde était content.

Noé.

Première sortie de la saison pour l’équipe jeunes escalade

Le dimanche 11 Octobre, nous sommes allés grimper aux petits Goulets dans le Vercors vers Sainte Eulalie en Royans. C’était la première sortie de l’année. Nous étions trois nouveaux à intégrer l’équipe (Charlène, Noé et moi).

Nous avons commencé un peu en retard car une voiture a eu un problème en prenant un virage trop serré et s’est retrouvée avec une roue dans le vide. Il a fallu la tirer avec une corde pour la remettre sur la route. Puis pour arriver au site nous avons marché 10 minutes.

Il a fait très froid et il y avait du vent mais nous avons quand même bien grimpé. Nous nous sommes échauffés dans du 5b,5c puis nous avons fait des voies plus dures ( 6b,6c,7a et 8a ). L’après midi, il y a eu des éclaircies donc il a fait plus chaud. Toutes les voies ont été sorties sauf une 8a où Elouan a du poser un maillon rapide.

Heureusement nous n’avons pas eu de pluie mais il s’en est fallu de peu car 10 minutes plus tard il pleuvait beaucoup.

Tout le monde était heureux de la sortie.

Juliette.

Noé dans “Premier pas” 6a
Philomène dans “Chaud patate” 7a+

L’équipe Jeunes Escalade recrute!

Lancée en septembre 2019, l’équipe jeunes escalade a pour vocation de fédérer les jeunes grimpeurs isérois et de leur faire découvrir la richesse de l’activité.

Afin d’ élargir leur pratique de l’escalade, plusieurs stages en falaise sont planifiés ainsi qu’une initiation à la grande voie et à la cascade de glace.

Réservé aux catégories suivantes:

  • U16 (ex-Minimes) : 14 et 15 ans (2006 – 2007)
  • U18 (ex-Cadet(tte)s) : 16 et 17 ans (2004 – 2005)

Niveau requis 6b à vue en SAE.

Il est nécessaire d’avoir une licence FFME en cours pour l’année 2020-2021.

Pour intégrer l’équipe, merci de nous faire parvenir avant le 25 septembre 2020 un CV escalade mentionnant vos performances et expériences en falaise ainsi qu’une lettre de motivation.

Programme prévisionnel 2020-2021:

  • 11 Octobre : Performance falaise
  • 14 Novembre : Performance falaise
  • 23 Janvier : Découverte cascade de glace
  • 27 Mars : Performance bloc
  • 8 Mai : Découverte grande voie
  • 20 Juin : Perfectionnement grande voie
  • 26 Juin : Découverte course d’arête

Un stage de fin d’année vous sera également proposé. Il sera facultatif et la cotisation pour ce stage sera indépendante.

En cas d’intempéries des solutions de repli ou des dates de report seront proposées. Prévoir l’entrée dans une salle privée le cas échéant.

TARIF : 280€ PAR PERSONNE

Ce tarif comprend la participation à tous les stages proposés. Les frais de transport restent à la charge des parents.

Attention le nombre de places est limité et les inscriptions sont groupées en début de saison. Les règlements seront demandés à l’inscription. Remboursements possibles seulement pour raison médicale.

Inscriptions et renseignements : Lise Poyol : 06 63 39 54 46 – l.poyol@ct38.ffme.fr

Compte-rendu du stage à la Bérarde

Deux comptes rendus pour ce stage de 4 jours à la Bérarde:

Le premier par Malo:

25 Août – Premier jour à la Bérarde : Une fois tous bien arrivés au parking, accompagnés des meilleurs guides : Cédric et Ludovic, nous partons le long du torrent des Etançons. A la falaise du « Torrent », les deux guides nous font réviser les manips de grande voie et de rappel. Quand tout est clair pour chacun, nous pratiquons les manips révisées précédemment. Puis, nous grimpons pour le plaisir ; et nous installons des coinceurs et « friends » comme entrainement avant la Dibona.

 En fin d’après-midi, dès que l’équipe est prête, nous descendons nous installer au camping. Après une bonne douche et l’installation du camp, nous avons mangé des pates aux aubergines cuisinées par Elouan et Thibault, un vrai régal !. Puis les uns-après les autres nous nous couchons car une dure journée nous attend le lendemain.

26 Août – La montée au refuge du Soreiller : Grasse matinée jusqu’à  6 h 30 et une belle journée s’annonce.  Après plusieurs voyages jusqu’au parking des Etages, nous partons avec sacs-à-dos et corde sur les épaules pour le refuge du Soreiller perché du haut de ses 2700 mètres d’altitude. La montée au frais est agréable mais physique. Nous atteignons notre objectif dans les temps, à 11 h. Avec une magnifique vue nous mangeons notre pique-nique avant de mettre en œuvre les connaissances acquises la veille. Divisés en trois groupes, chacun avec un guide, nous partons grimper des voies de 3 à 5 longueurs. Les plus à l’aise étaient avec Cédric, et les autres divisés entre Lise et Ludo. Après 2 h, nous atteignons le sommet de nos voies respectives et terminons notre voie par un rappel de 30 m pour rejoindre le chemin qui nous ramène au refuge à travers les pierriers.

Dès que nous nous retrouvons au refuge, nous nous sommes mis à jouer aux cartes en attendant le rendez-vous avec les encadrants, une fois que nous nous sommes concertés sur notre objectif du lendemain : le sommet de la Dibona ; le diner est servi. Au menu il y avait :

  • Du fromage
  • Une soupe de lentilles
  • Du couscous et du pot-au-feu
  • Et de la crème au caramel au dessert.

Après s’être régalés, nous sommes montés dans nos dortoirs et nous nous sommes endormis le plus tôt possible. Ce ne fût pas très dur !

27 Août – L’ascension de la Dibona : Dès que le petit-déjeuner est pris, tout le monde part du refuge pour sa voie respective. On ne change pas une équipe qui gagne, les groupes sont quasi identitiques à ceux de la veille et on commence la marche d’approche. Au bout de ¾ h de marche toutes les cordées atteignent leur voie, et on se met à grimper. Le soleil nous réchauffe vite et nous enchainons les longueurs. Les deux voies les plus faciles sont composées de 5 longueurs et la dernière d’une dizaine de longueurs. Les points étant espacés, nous installons des coinceurs et friends pour atteindre notre objectif. Un seul groupe est monté au sommet de la Dibona, les autres ont préféré profiter et admirer un paysage à coupe le souffle.   Quand les 3 groupes se rejoignent, on commence la descente au refuge car en montagne, on se doit de respecter les horaires pour ne pas redescendre à la nuit… A travers les pierriers et névé, les chutes sont nombreuses !!! Une fois arrivés au refuge, après une petite pause et en moins de temps qu’il ne fallait pour le dire, l’équipe était déjà en bas.

Arrivés au camping, la douche s’impose et les cuistots se mettent aux fourneaux sans attendre. Au menu : du riz aux aubergines, melon, et soupe.  Puis la presque routine du soir recommence : au lit dès que la toilette et la vaisselle sont faites.

28 Août – La dernière grande voie : Pour terminer le stage en beauté, le réveil sonne une ultime fois à l‘aube pour avoir le temps de plier nos tentes, déjeuner et arrivée pas trop tard à la Grande Rochaille. Quand tout le monde est prêt, nous nous retrouvons au parking principal de la Bérarde. Après une ½ h de mache et 400 mètres de dénivelé, nous arrivons au site. Toujours divisés en 3 groupes, on se rejoint en haut des voies après 3-4 longueurs dans du 4, puis, les guides nous installent un rappel de 50 m dans la gorge principale. La pluie qui menace, nous booste et quand toute l’équipe arrive en bas, les premières gouttes tombent et on coure  pour s’abriter à la Bérarde.

Une fois en bas, nous terminons les restes de nourriture et faisons nos adieux car c’est déjà la fin !!! Mais déjà tout le monde attend les prochaines sélections pour se retrouver et repartir découvrir de nouveaux magnifiques sites de notre région !

Un grand merci à Lise et à nos deux guides : Ludovic et Cédric.

On a qu’une hâte …c’est que ça recommence !

Et le second par Philomène:

C’est le jour J !

Après environ une heure et demie de route nous arrivons à la Berarde où nous rejoignons tous les membres du stage ainsi que les deux guides Cédric et Ludovic. Thibaud et Élouan, arrivés la veille de manière coomplètement autonome, se joignent au groupe.

Après avoir rapidement préparé nos sacs à dos, nous nous engageons dans une courte marche d’approche en montée. Nous arrivons sur une pente herbeuse entourée de quelques arbres où nous tirerons des relais d’entraînement. Nous révisons les manips de grande voie et de rappel.

Ensuite, nous formons des cordées pour faire de courtes grandes voies et mettre à profit les manips que nous venons de revoir. Il fait chaud et nous entendons le torrent couler en bas des voies. En fin d’après-midi, nous rangeons les affaires et nous dirigeons vers le camping. Pour y accéder, nous longeons le torrent (super joli).

Arrivés au camping, après nous être installés et lavés, Élouan et Thibaud préparent une sauce tomate aux courgettes pour accompagner les pates. Le soir, les guides nous annoncent le programme du lendemain, autrement dit les TROIS HEURES de montées pour accéder au refuge des Soreillers.

Jour 2

Le réveil est dur, beaucoup d’entres nous ont eu froid la nuit, sans compter qu’il ne fait pas chaud à sept heure o-o

Les sacs étant pour la plupart déjà prêts la veille, nous sommes tous prêts à l’heure. Nous commençons donc la montée. Rapidement, un groupe se détache. Nous faisons une première pause où Ludovic nous rappelle les dangers présents en montagne. Nous échangeons également les cordes. Nous repartons. La marche est plus agréable, nous profitons de quelques moments de descente près du torrent. Il fait moins chaud, notre marche est dynamique. Enfin, nous apercevons au loin le refuge. Joie et soulagement nous traversent, nous imaginons arriver dans les vingt minutes qui suivent. S’ensuivent alors d’interminables lacets… En effet, 500m nous séparaient du refuge. Cette dernière étape est dure, nous gardons le rythme même si la fin paraît impossible. Une heure plus tard, nous voici enfin arrivé. Nous mangeons et nous préparons pour les grandes voies de l’après-midi.

Nous formons des groupes, Lise, Jade et Maelle partent dans une voie en 4 ; Ludovic, Malo, Éloise, moi, Aliénor et Mathilde faisons une voie dans le 5. Quant à Cédric, Élouan, Thibaud, Titouan et Héloise, leur voie va jusqu’au 6. Tout se passe bien et nous finissons en rappel.

Après cette grande voie, nous revenons fatigués au refuge. Pendant que certains jouent au kem’s, au tarrot… Cédric, Ludo et Lise discutent des cordées du lendemain. Ils nous réunissent pour nous présenter leurs choix. Éloise ira avec le groupe de Lise, je grimperais avec Malo en réversible. Les autres cordées resteront les même. Le but est d’aller au sommet de la Dibona. Nous nous couchons de bonne heure dans le dortoir. Nous sommes cependant très vite réveillé par les agréables ronflements d’une Héloise dans le déni qui nous affirme être parfaitement réveillée.

Jour 3

Le réveil est un peu avant  six heures. Il fait froid et il n’y a pas de lumières au refuge. Il ne faut pas perdre de temps, le départ est à 6h45. Encore une fois tout le monde est à l’heure. Nous entamons donc la marche d’approche. Au bout d’une vingtaine de minutes le groupe de Cédric nous laisse pour commencer leur grande voie en douze longueurs.

Après une marche bancale sur les cailloux, nous arrivons au pied des grandes voies. Ludovic part à la recherche de la première longueur pendant que l’équipe de Lise se prépare à partir. Nous nous refroidissons (beaucoup) mais Ludovic ne voit toujours pas de départ. La première longueur est en fait recouverte par un névé. Ludo le contourne dangereusement en passant par dessus. Il tire ensuite un relais et nous tracte d’en haut. La cordée de Lise prend un malin plaisir à nous voir escalader cette pente glissante. Je me tire plutôt vite mais entends Malo glisser à plusieurs reprises derrière moi, ce qui fait bien rire Maelle.

Notre grande voie ainsi que celle que fait Lise sont plutôt sauvages, il y a peu de points. A un moment donné, un hélicoptère passe, nous nous demandons s’il n’est pas arrivé quelque chose aux autres cordées.

Arrivés au sommet, nous constatons que nous manquons de temps pour aller sur la Dibona, nous avons néanmoins une excellente vue. Après le rappel, nous retrouvons Lise et son groupe, arrivés depuis deux heures. Quant au groupe de Cédric, ils nous racontent que leur voie s’est très bien passée. Il est passé midi et il faut déjà redescendre au refuge. De là, nous entamons la descente. Nous sommes naturellement plus rapide qu’à la montée.

Nous rejoignons le camping, prenons une douche chaude, faisons des étirements… C’est très agréable d’être posé. Le soir, nous mangeons du riz avec de la sauce aux aubergines ainsi que de la soupe, du fromage, du jambon. Le lendemain, il pleuvra. Nous devrons donc nous lever tôt pour profiter de l’éventuel beau temps.

Jour 4

Le ciel est dégagé, il est environ six heures, nous plions les tentes, préparons les sacs, chargeons la voiture et réussissons l’exploit d’être de nouveau à l’heure.

La marche d’approche aux grandes voies est en montée (plutôt raide d’ailleurs). Les grandes voies se passent très bien, nous ne prenons pas la pluie. Le niveau a beau n’être pas très élevé, les voies sont très jolies. Nous finissons en rappel et nous pressons de redescendre car il commence à pleuvoir.

Après avoir mangé, nous attendons le père d’Éloise et nous occupons en faisant des noeuds, tout un art.

En conclusion, ce fut un très bon stage qui nous en a beaucoup appris sur la grande voie et la montagne.