Formation Continue Cadre en Escalade

C’était le we dernier: 6 stagiaires venus des 4 coins du Département (voire au delà) ont pris part à la formation continue cadre ( =”recyclage”) organisée par le Comité. Ici les participants en pleine manips d’ “intervention/secours”. Merci à eux pour leur participation active ! Les échanges sur la sécu, la péda, les manips etc. ont ainsi été riches et fructueux.

Lettre d’un de nos Clubs en vue de l’AG du 20 Juin 2020

Nous publions ici l’argumentation et les propositions, reçues hier de la part d’un de nos Clubs isérois, par rapport au débat sur le déconventionnement des SNE, et à la préparation de l’AG du 20/06/2020. Cette lettre a été volontairement modifiée à la marge (en italique) afin de préserver l’anonymat de ce club.

« Lettre rédigée par le bureau du Club XXX, le 17 Juin 2020

Bonjour,

Comme de nombreux clubs FFME nous avons été stupéfaits par la décision du CA de la FFME d’engager le déconventionnement des sites d’escalade.

Notre Club repose sur une dynamique et une philosophie très attachée à l’escalade en milieu naturel et le bénévolat. (XX bénévoles et des équipeurs assidus ).

Nous avons immédiatement débattu au sein du Club pour analyser la décision du CA de la FFME et prendre la mesure de ses conséquences si elle était maintenue :

o Nous pensons que cette décision est en relation directe avec l’option prise par la FFME de classer l’escalade en couenne (« jusqu’au premier relais ») comme « non spécifique » càd aseptisé. (décret 31/01/2012). Décision elle même liée à une priorité affichée à la compétition (JO) et à l’escalade en SAE.
Juridiquement, elle place les « gardiens » des sites SNE dans le champ de la « responsabilité sans faute » et déresponsabilise totalement le pratiquant.

o Partant, les assureurs devaient tôt ou tard entrer dans la brèche juridique. C’est Vingrau qui a été l’occasion.

o Cette situation intenable à terme a occasionné la décision du CA de la FFME transmise le 22/04/2020 aux autres instances de la FFME que nous réprouvons pour plusieurs raisons :

  • La décision en plein confinement fait l’impasse sur la démocratie, car sur une question aussi cruciale, un débat large impliquant tous les adhérents est indispensable.
  • Plus particulièrement l’option retenue de l’augmentation minimale de la cotisation impliquant le déconventionnement des sites SNE est la plus mauvaise car elle tranche prématurément la question, alors qu’il restait une marge de temps pour le débat, évaluer les options, ( par rapport à une requalification-risque des SNE, à l’évolution de la loi, aux alternatives possibles)
  • Nous avons le sentiment que l’escalade en SNE est de moins en moins un repère pour les dirigeants de la FFME, dont la boussole est devenue au fil des années la compétition et le développement des SAE (dont nous ne contestons pas pour autant l’intérêt mais à garder à sa juste place).

o Par rapport à tout cela, nous pensons :

  • Qu’il est préférable dans l’immédiat d’opter pour l’augmentation de 10€ (en fait Un delta de 7€ par rapport aux 3€ décidés). L’argument comme quoi tous les adhérents ne pratiquent pas en SNE ne nous semble pas acceptable, car à l’inverse, tous les adhérents sont-ils intéressés par la compétition et les JO (qui mobilisent directement ou indirectement une grosse part de nos cotisations ) ?
  • Nous savons que cela ne résoudra pas à terme le pb de fond, mais cela nous laisse le temps d’une réflexion-action collective :
  • Pour organiser des actions les plus fortes possibles (centralisées et décentralisées) en direction des députés et institutions ayant influences pour faire modifier et adopter des textes de lois qui déchargent de la « responsabilité sans faute »
  • Revoir la qualification de l’escalade en SNE en « sport en milieu spécifique » sans préjudice de la poursuite de l’équipement et de l’entretien des SNE dans un souci de sécurité maximale (mais qui a forcément ses limites et doit laisser à un moment un espace de responsabilité du pratiquant devant les aléas du milieu naturel).
  • Réfléchir au conventionnement avec les collectivités territoriales en anticipant sur les potentielles difficultés juridiques des « contrats d’entretien » associés et les conditions dans lesquelles ces contrats seront réalisés (qui fait ? Quelles incidences financières ? etc…). Le prestataire de l’entretien, (éventuellement nous) se trouvera-t’il , tant que la loi reste ce qu’elle est, à répondre d’une obligation de résultat à savoir « zéro accident » ?
  • Les solutions (transitoires ou durables) devront être trouvées dans l’idée de ne pas se satisfaire de solutions « au cas par cas » en laissant hors jeu des sites et des clubs qui ne trouveraient pas de solution de conventionnement alternatif.
  • Dans l’objectif d’avoir un poids maximum, il serait bon de contacter toutes les autres fédérations concernées : FSGT, CAF, etc…

Nous avons bien noté les fluctuations au jour le jour des positionnements de la FFME qui après avoir exclu de revenir sur la décision du CA, décide d’insérer cette question dans le débat à l’AG du 20 juin en laissant à l’AG la possibilité de décider sur l’option de sur-cotisation (3 ou 10 €) et le déconventionnement pour finalement par la « résolution N°6 » ne plus laisser que la possibilité d’adopter ou non la cotisation associée au déconventionnement.

Nous soutenons pleinement la demande collective des CT du 16/06 de retirer cette résolution dont l’adoption serait lourde de conséquence et questionnerait fortement la démocratie au sein de notre fédération.

Nous avons noté aussi la programmation d’un colloque en octobre sur ces questions.

Nous comptons sur les représentants du CT38 à l’AG pour prendre en compte nos éléments d’analyse et nos propositions. (Qui rejoignent sur de nombreux points le positionnement du CT38)

Nous poursuivons le débat au sein de notre club. Celui-ci (qui regroupe actuellement près de X adhérents) repose totalement sur l’implication forte d’une XXXaine de bénévoles. Nous sommes fondamentalement attachés à l’escalade en site extérieur et engagés de longue date dans l’équipement et l’entretien d’un site naturel petit mais vaillant (site « Y »). Nous développons avec X bénévoles une activité en direction des jeunes. Pour autant, nous cogérons et développons avec la Communauté d’Agglomération une SAE dynamique .

En espérant un changement de positionnement de la Fédération voulu par le grand nombre de clubs et instances qui convergent dans ce sens en ce moment. Ce qui nous laisserait penser que nous avons encore une place dans cette fédération, nous vous souhaitons bon courage pour cette AG difficile et vous souhaitons bonne grimpe.

Le Bureau du Club XXX »

Crise sanitaire du Covid19

Par arrêté du 20 mars 2020, le préfet de l’Isère a interdit les rassemblements ainsi que la pratique d’activités de plein air et des sports de montagne, y compris la randonnée, et fermé l’ensemble des parcs et jardins, où la présence de toute personne est désormais interdite.
En effet, la pratique d’activités sportives, comme les rassemblements de personnes, constituent des occasions particulièrement propices à la transmission rapide, simultanée et à grande échelle, du virus Covid-19, qui se propage notamment par la salive (éternuements, toux, postillons…) et le contact des mains.
[…]
Ces mesures s’appliquent sur l’intégralité du département de l’Isère, jusqu’au 31 mars 2020.
[…]
Le préfet de l’Isère en appelle à la responsabilité de chacun pour respecter toutes les mesures de distanciation sociale et de confinement imposées à l’ensemble de la population.
La première des règles, la plus simple, celle qui sauve des vies c’est “restez chez vous”.

http://www.isere.gouv.fr/content/download/47128/327256/file/2020.03.20%20-%20CP%20Interdiction%20des%20activit%C3%A9s%20de%20plein%20air%20et%20fermetures%20des%20parcs%20et%20jardins.pdf?fbclid=IwAR0jihZ0XS9SZs8ZgDegCSAdjFcmxDJsShpyp8-G8TD_Zjyr74OtG9mKWGQ

Crise sanitaire du Covid19

Les annonces du Premier ministre, Edouard Philippe, samedi soir, ont fait état de la situation de propagation du Covid19 qui s’intensifie et qui nécessite des mesures complémentaires notamment la fermeture des lieux recevant du public non indispensables à la vie du pays.
Le Président de la République, Emmanuel Macron, prendra de nouveau la parole dès ce soir pour annoncer, sans doute, de nouvelles mesures.

Tout évoluant extrêmement vite (d’heures en heures), adopter dès à présent les comportements les plus responsables et sûrs est donc essentiel pour contenir cette grave crise sanitaire.

Les activités des établissements d’activités physiques et sportives, y compris les clubs et les salles de sport, doivent donc s’arrêter.

Par conséquent, et pour faire écho aux consignes fédérales (communiqués de la FFME ici et ), le CT38 FFME demande à tous ses clubs d’arrêter toute activité collective et ce, jusqu’à nouvel ordre. Et annule lui-même ou reporte, dans la mesure du possible, à une date ultérieure, toutes ses activités collectives (stages, formations, rassemblements équipes jeunes, etc.).

Enfin, concernant les activités personnelles, nous nous permettons également de relayer le message du PGHM de l’Isère: “Les conditions actuelles sont excellentes et la météo très clémente. MAIS les services de secours en montagne vous déconseillent vivement de sortir en montagne ! La prise en charge de victimes va se révéler extrêmement difficile au sein des centres hospitaliers. Aussi ne surchargeons pas les urgences ! Soyons citoyens, différons nos loisirs”

Nous restons bien sûr à votre disposition pour toute question.